Domaine Roland Schmitt - Riesling Altenberg de Bergbieten
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Domaine Roland Schmitt - Riesling Altenberg de Bergbieten
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Domaine Roland Schmitt - Grand A du Petit Léon
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Domaine Roland Schmitt - Grand A du Petit Léon
Marcel Deiss - Mambourg Grand Cru d'Alsace
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Marcel Deiss - Mambourg Grand Cru d'Alsace
Domaine Weinbach - Riesling grand cru Schlossberg blanc
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Domaine Weinbach - Riesling grand cru Schlossberg blanc
Le nom « Alsace » dérive vraisemblablement du germanique Ali-sazzo, « habitant de l'autre rive » (de l'Ill ou du Rhin), attestant l'ancrage rhénan de la région. La viticulture y remonte à l'époque romaine, mais c'est au Moyen Âge que le vignoble connaît son apogée : dès le IXe siècle, les abbayes et monastères développent des crus réputés exportés par le Rhin vers l'Europe du Nord. Aux XVe et XVIe siècles, les vins d'Alsace comptent parmi les plus chers et les plus renommés du Saint-Empire. La guerre de Trente Ans (1618-1648) ravage le vignoble, qui décline durablement. Les annexions successives par l'Allemagne (1871-1918, puis 1940-1945) orientent la production vers des vins de masse. La reconstruction qualitative s'amorce après 1945 : l'AOC Alsace est officiellement reconnue par décret en 1962, suivie de l'AOC Alsace Grand Cru en 1975 (délimitation progressive des lieux-dits) et du Crémant d'Alsace en 1976. Un fait peu connu : l'Alsace fut l'une des premières régions françaises à imposer systématiquement l'usage de la flûte, la bouteille élancée dite « vin du Rhin », codifiée par décret pour protéger l'identité régionale.
L'Alsace présente l'une des mosaïques géologiques les plus complexes d'Europe viticole, héritée de l'effondrement du fossé rhénan durant l'ère tertiaire, qui a fait affleurer côte à côte des roches d'âges très divers. On y rencontre granites, gneiss et schistes des Vosges, calcaires jurassiques, marnes, grès rose (Buntsandstein), argiles et cônes de déjection alluviaux. Le vignoble s'étend sur le piémont vosgien, à des altitudes s'échelonnant globalement entre 200 et 400 mètres, sur des coteaux souvent pentus orientés est, sud-est et sud, maximisant l'ensoleillement. Cette exposition protégée par la ligne de crêtes des Vosges crée un effet d'abri qui concentre la maturité. Chaque type de sol imprime sa signature : les calcaires apportent tension et longueur au Riesling, les marnes offrent puissance et gras, les granites livrent finesse et élan aromatique, les grès donnent souplesse et fruit. Les Grands Crus comme l'Altenberg de Bergbieten, aux marno-calcaires gypsifères, illustrent cette capacité du terroir à produire des vins amples et racés. Cette diversité justifie la logique parcellaire poussée à l'extrême par certains vignerons, jusqu'à la vinification de complants.
L'Alsace repose sur sept cépages emblématiques, mentionnés individuellement sur l'étiquette, cas quasi unique en France. Les quatre cépages dits « nobles » — Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris et Muscat — bénéficient seuls de l'accès aux Grands Crus (à quelques exceptions historiques près). Le Riesling, cépage roi, offre droiture, minéralité et aptitude à la garde ; le Sylvaner, plus discret et longtemps majoritaire en volume, livre des vins frais, désaltérants et d'une belle typicité sur les bons terroirs. Complètent la palette le Pinot Blanc (et l'Auxerrois), le Pinot Noir — seul cépage rouge — et le Chasselas. Les vins d'assemblage complantés, revendiqués par certains domaines comme Marcel Deiss, prolongent une tradition ancienne de « champs mêlés ». La conduite privilégie le palissage haut, adapté aux fortes densités des coteaux. Les rendements maximaux sont plafonnés autour de 80 hl/ha pour l'AOC Alsace et abaissés à environ 55 hl/ha pour les Alsace Grand Cru, gage de concentration. Les densités de plantation minimales, exigeantes sur les crus, favorisent l'enracinement profond et l'expression du terroir.
L'Alsace jouit d'un climat semi-continental marqué par un effet de foehn : la barrière des Vosges bloque les perturbations océaniques, faisant de Colmar l'une des villes les plus sèches de France, avec des précipitations parmi les plus faibles du pays. Étés chauds et lumineux, automnes longs et secs favorisent des maturités lentes et l'apparition de la pourriture noble propice aux Vendanges Tardives et Sélections de Grains Nobles. Les risques principaux sont le gel de printemps sur les bas de coteaux et la grêle localisée. Parmi les millésimes récents de référence : 2015, ample et solaire ; 2016, équilibré et frais après un printemps difficile ; 2017, précoce et concentré ; 2019, mûr et tendu ; 2021, plus frais et classique, renouant avec la tension. Le changement climatique avance les vendanges de plusieurs semaines par rapport aux années 1980, augmente les degrés potentiels et pousse les vignerons vers des cueillettes plus précoces et des vins plus secs pour préserver l'acidité et l'élégance.
Le potentiel de garde des vins d'Alsace varie fortement selon le cépage et le niveau de gamme. Un Sylvaner ou un Pinot Blanc d'entrée de gamme se savoure sur 2 à 4 ans, sur le fruit. Un Riesling d'appellation communale se déguste idéalement entre 3 et 8 ans, tandis qu'un Riesling Grand Cru comme l'Altenberg de Bergbieten peut se garder 10 à 20 ans, voire davantage pour les grands millésimes. L'évolution se lit en trois phases : jeunesse marquée par les agrumes, la fleur et une minéralité citronnée ; maturité révélant le fruit confit, le miel et les notes de pierre à fusil ; apogée déployant des arômes tertiaires d'hydrocarbure (typique du Riesling évolué), de cire et d'épices. La conservation optimale exige une cave à 11-13 °C, sombre et humide, bouteilles couchées. Le signal d'apogée se manifeste par une robe dorée et une complexité aromatique maximale sans oxydation. À l'échelle rhénane, le Riesling alsacien se distingue de son cousin allemand du Rheingau par une expression généralement plus sèche et solaire.
Premier fait : l'Alsace est le seul vignoble français où l'usage de la bouteille est réglementé par décret — la flûte élancée, ou « vin du Rhin », est obligatoire pour les AOC Alsace, protégeant visuellement l'identité régionale sur les linéaires du monde entier. Deuxième fait : contrairement à l'idée reçue, la grande majorité des vins d'Alsace sont secs ; la mention « Riesling » sans indication de douceur désigne historiquement un vin sec, même si des styles demi-secs existent, ce qui a longtemps semé la confusion chez les consommateurs. Troisième fait : le classement des Grands Crus s'est fait lieu-dit par lieu-dit, chacun faisant l'objet d'un décret distinct, si bien que la liste s'est constituée progressivement sur plusieurs années à partir de 1975 pour atteindre quelques dizaines de crus délimités ; l'Altenberg de Bergbieten est l'un des rares Grands Crus du Bas-Rhin, dont les sols marno-calcaires gypsifères produisent des vins d'une rare amplitude.
L'Alsace est un vignoble français situé à l'est du pays, le long du piémont vosgien, reconnu en AOC depuis 1962. Il produit majoritairement des vins blancs mono-cépage — Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris, Sylvaner — et se distingue par la mention systématique du cépage sur l'étiquette et une mosaïque géologique unique.
Un vin d'Alsace se reconnaît d'abord à sa bouteille flûte élancée, obligatoire par décret. À l'œil, une robe jaune pâle à dorée ; au nez, des arômes d'agrumes, de fleurs blanches et de minéralité. En bouche, la plupart sont secs, tendus et aromatiques, avec une fraîcheur marquée sur les Riesling et Sylvaner.
Servez un Riesling d'Alsace sur poissons, choucroute, crustacés ou cuisine asiatique épicée. Le Sylvaner accompagne fruits de mer et charcuteries. Les Grands Crus, plus amples, s'accordent aux volailles crémées et fromages affinés. Servez les blancs secs entre 8 et 10 °C, les Grands Crus légèrement plus chambrés, autour de 10-12 °C.
Comptez environ 10 à 15 € pour un Sylvaner ou un Riesling d'appellation communale, idéal à l'apéritif ou à table. Pour un Alsace Grand Cru comme l'Altenberg de Bergbieten, signé Roland Schmitt, ou un vin de Weinbach, Marcel Deiss ou Ostertag, prévoyez 25 à 60 € selon le domaine et le millésime.
Le Riesling d'appellation Alsace provient de parcelles variées, avec un rendement plus élevé et une garde de 3 à 8 ans. L'Alsace Grand Cru désigne un lieu-dit délimité (comme l'Altenberg de Bergbieten), au rendement plafonné vers 55 hl/ha, produisant des vins plus concentrés, minéraux et aptes à vieillir 10 à 20 ans.